Amis du P. Bob

 

             Salut de Kinshasa !  Je suis rentré des Etats-Unis au début du mois de septembre après avoir prêché quelques mois concernant nos missions au Congo.  La Province U.S.A. nous aide (le P. Ernest Martello qui est au Nord Kivu et moi) à trouver des paroisses dans lesquelles nous prêchons concernant le Congo.  C’est une expérience enrichissante sur plusieurs points de vue.  Elle nous donne l’occasion de trouver des fonds substantiels, de présenter l’Afrique aux gens, de clarifier notre situation au Congo, d’inviter les chrétiens de nous joindre dans nos efforts pour le développement religieux et humain du Congo.
                Très tôt après mon retour, j’ai donné un cours intensif d’anglais aux philosophes de la communauté de Claretains à Kinshasa.  Je continue à enseigner l’anglais à l’Institut St. Eugène de Mazenod où nos jeunes confrères étudient la théologie.  J’ai aussi un étudiant privé qui veut apprendre la langue pour l’aider dans son travail.  Enseigner l’anglais est pour moi une détente qu’un travail.  Et les opportunités ne manquent pas.  Tout le monde aujourd’hui veut apprendre l’anglais.

            Ce qui m’intéresse beaucoup est l’approfondissement du programme de la formation pastorale à Mazenod.  Avec quelques supérieurs d’autres communautés religieuses, j’ai travaillé pour rendre l’Institut plus conscient du besoin d’une formation pastorale plus pratique pour les étudiants.   Pour le moment, j’anime un séminaire où les étudiants présentent des cas pastoraux concrets sur lesquels nous réfléchissons.  J’ai écrit quelques petites brochures concernant la formation pastorale.  Mon engagement est une opportunité merveilleuse pour aider les étudiants à développer leurs capacités pastorales.  Les cas sont toujours intéressants parce qu’ils viennent du contexte africain.  J’apprends beaucoup moi-même pendant les sessions.
            Je travail trois matins par semaine à la Nonciature Apostolique (l’ambassade du Pape) à Kinshasa.  Ce travail me met juste au cœur des réalités nationales et ecclésiastiques.  Je prépare souvent des rapports pour le Nonce (l’ambassadeur papal).  L’ambiance du travail est très agréable. Certainement parce qu’on m’a fait jurer le secret pontifical, je ne peux pas partager plus que tout cela !

            Cette année académique j’ai dix jeunes Croisiers à guider.  La plupart sont étudiants en théologie et ont environ 25 ans.  Avec le P. Sylvestre, mon adjoint, je m’engage à les conseiller dans des entretiens personnels et en groupe.  Mon objectif est de les aider à être ferme dans leurs convictions religieuses et capables de vivre une vie communautaire responsable dans l’avenir.  Il y a beaucoup de défis.  Ces jeunes Croisiers se préparent à un ministère dans une société qui est toujours dans un état de changement perpétuel, sur une pente glissante, semble-t-il.  La misère est astronomique.  La vie humaine est menacée à tout côté.  La guerre risque toujours d’éclater.  Personne ne peut prédire ce que le futur sera.  Nous, Croisiers, voulons faire le mieux possible de rester en solidarité avec la population et de l’encourager par notre espérance.
            Dernièrement au Nord Kivu, j’ai participé aux réunions de formation et du Conseil Régional.  L’aller (4 heures dans un ancien avion cargo russe) n’était pas un « bon voyage. »  On a eu difficile à fermer la porte, on n’était pas sûr au moment du décollage qu’elle était vraiment sécurisée.  Quelle tension pour les passagers pendant ces 4 heures de vol !  Dieu nous a fait parvenir à notre destination.  J’ai pris une autre ligne aérienne pour le retour.

 L’Avent est arrivé.  Noël sera bientôt chez nous.  La fête n’est pas commerciale ici.  La recherche de son propre sens est peut-être plus facile ici qu’ailleurs.  Souvenez-vous de nous.

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